Dimanche 20 janvier 2008

      . 

     Je le savais. Je savais que j’allais me prendre la tête sur cette putain de présentation. Je ne suis pas fataliste, c’est juste que je galère toujours à faire ce genre de chose. Je reste toujours pendant trois plombes à fixer ma feuille, qu’elle soit réelle ou virtuelle. C’est que c’est important une présentation. Enfin moi, je trouve. C’est comme un appât à aller voir plus loin. J’ai du mal à comprendre les gens qui écrivent leur nom, leur âge et indiquent leur ville en guise d’introduction. Une présentation détermine le reste. Une présentation, c’est un hors-d’œuvre, ça ouvre l’appétit, c’est une jolie robe, ça sublime. C’est là-dessus que je vais être jugée. 

     Je pourrais juste indiquer les sujets que je compte aborder. Mais le souci, c’est que je n’en ai aucune idée. En haut de la page, vous pouvez lire cette phrase « There is a beautiful mess inside », qui est une parole d’une chanson de Yael Naïm. Je trouve qu’elle me correspond assez bien. C’est que j’ai la très mauvaise habitude de laisser les autres parler à ma place. J’aime beaucoup les citations qu’elles soient littéraires, musicales ou politiques. Je choisis celles qui me ressemblent et je les assemble comme un patchwork. C’est un peu du copié-collé, j’avoue. Je suis comme ce personnage dans Jacquou le Croquant qui ne parle que par citations, proverbes et expressions. 

     Je pourrais aussi me présenter. Mais j’aurais trop l’impression de devoir faire une lettre de motivation. Vous contenteriez-vous de « je suis d’un naturel dynamique et souriant »? Je ne pense pas. Je pourrais vous mettre sous les yeux un portrait chinois mais c’est tellement commun. Alors je me contenterais de vous dire que j’écris ce texte sur un ordinateur portable Acer, que j’ai le calendrier du Vogue Décembre et la Gazette de Drouot à côté de moi, que j’ai un Ipod qui s’appelle Konstantin, que j’écoute La Caution en ce moment même et que je suis en train de me demander comment je peux écrire une présentation aussi naze que celle-là. Je vais donc faire ce que je fais à chaque fois qu’un truc me gonfle: je bâcle pour finir. J’ai oublié de vous dire que je suis encore plus mauvaise en conclusion qu’en introduction. Mais je me soigne. 

     Il ne vous reste plus qu’à vous contentez de cette présentation, appétissante comme un soufflé essoufflé et belle comme une robe Chanel tâchée. Et en mot de la fin, l’habit ne fait pas le moine.

free music
par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Jeudi 24 janvier 2008

 

A 04h04 exactement, elles sont apparues. Je devinais bien une présence gênante mais je n’avais pensé à elles qu’avec le rire au coin de mon cerveau. Et puis elles ont commencé à se faire de plus en plus pesantes, à s’insinuer lentement au creux de mon ventre, elles se sont agrippées à mon cœur pour mieux l’enserrer. Et à 04h04 exactement, elles sont apparues. Je n’ai pas été réellement surprise de les voir là, triomphantes, victorieuses, parmi les ruines. Il semblait évident que je n’avais fait qu’essayer de combattre. J’avais été vaincue. Et j’abdiquais, humble, acceptant la leçon. Que l’on ne s’oppose pas à elles car elles finiront toujours par gagner. Elles traceront, quoiqu’il se passe, des chemins humides sur ma peau et s’évaporeront dans les plis de mon cou.

par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 28 janvier 2008

Depuis quelques jours, j'ai remarqué une chose étrange. Les crucifix fleurissent autour des cous des jeunes filles. Je trouve ça assez surprenant. Pour moi, une personne qui arbore un signe religieux ne peut être que croyante. Et j'ai franchement beaucoup de mal à croire que toutes ces filles que je voie avec des croix en pendentif croient en Dieu. Dans ma vie, j'ai rencontré quelques personnes croyantes: des juifs, des musulmans, des chrétiens et même des boudhistes. Ce sont des gens que j'ai entendu parler de religion, de leur relation avec Dieu et dont les actes affirmaient cette foi. Certains priaient, d'autres allaient à l'église, respectaient des interdits religieux, etc. Je peux comprendre qu'un croyant n'aille pas dans un lieu de culte par manque de temps. Cela n'en fait pas, je suppose, un mauvais croyant. Je pense que c'est avant tout dans le coeur que ça se passe. Mais quand un croyant ne respecte pas certaines règles primordiales de sa religion, est-ce encore un bon croyant? Je serais sceptique sur la foi d'un juif s'il me disait qu'il mange du porc. Selon moi, la société est totalement hypocrite. J'avais lu il y a quelque temps que l'Eglise Chrétienne s'inquiétait. Les gens auraient tendance à croire que la religion, c'est comme au restaurant. Au lieu de commander une salade, un steak-haricots verts et une glace au chocolat, ils se font un petit patchwork entre "je décide de croire en Jésus mais pas à tel livre de la Bible" ou "Je ne mange que certaines parties du porc mais pas d'autres". Cela serait la nouvelle tendance. Ces filles, qui ont des jolis petits crucifix d'or autour du cou, se disent croyantes mais rien, absolument rien dans leur vie n'indique la présence de Dieu. Ce sont des croyantes d'un jour. Elles se marieront à l'Eglise mais parce que c'est une belle cérémonie, parce que leurs parents l'ont fait ou probablement par abus de séries télé nazes. Je ne comprends pas que ces personnes puissent concevoir de lier leur hypocrisie avec la religion.
par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 12 février 2008


La semaine dernière, j'ai appris beaucoup de choses. Que Quentin Tarantino était fétichiste des pieds et qu'il avait massé ceux de Daphné Roulier lors d'une interview. Que le vrai prénom de Marie-Antoinette, c'est Antoine et que donc, elle se faisait appeler à la Cour Autrichienne Madame Antoine, nom dont elle signait les missives. Que Andrea Crews était une organisation (faute de mot plus correct) de stylisme qui recyclait les vêtements et en faisaient de bien jolies parures, quoiqu'un peu chères. Que le morceau qui accompagne Maxxie et sa danse est Clutch de Fat Segal. J'ai aussi appris à mes dépends que certaines choses pouvaient bouleverser votre vie et ce, en l'espace de quelques heures. Que l'on pouvait s'attacher à quelqu'un au point d'angoisser devant la simple idée, suggestion de le perdre. Rien que ce mot, je le déteste. Finalement, je ne sais que peu de lui. On a des différences d'opinions énormes concernant des choses sur lesquelles j'aurais rageusement défendu mon opinion il y a un an. Comme quoi, on évolue. Certains diront que j'ai changé. Le changement, ça ne plait jamais. On nous demande de grandir mais on ne l'accepte pas. En l'espace d'un an, j'ai agrandi mon univers musical d'au moins 2 artistes auquels je resterais fidèle. Deux, ça ne paraît pas beaucoup mais c'est comme si on augmentait votre surface habitable de 5m carrés. C'est peu comme ça mais ça fait tout de même un espace en plus pour mettre (au choix) 1/ une machine à laver 2/ votre collection de timbres 3/ votre chien. J'ai découvert d'autres films qui m'ont fait rire à un moment où j'en avais bien besoin. J'ai vu de jolies photos. J'ai été prise d'éclats de rire à la vue de moutons. Je me suis prise pour une rappeuse au masque blanc dans les rues de Versailles. Entendre parler de Formule 1 me fait aujourd'hui sourire. Les R5 aussi mais je n'en ai que peu croisé. J'ai renoué avec une partie de mes origines, dans un certain sens. J'ai parlé religion et cela m'a plu, moi qui suis athée comme la carpe est muette. Il y a incontestablement des personnes qui vous font du bien et parfois du "mal" aussi, quand elles vous disent des choses que vous n'avez pas envie d'entendre. C'est difficile, ça fait pleurer mais c'est à ça que l'on reconnait les gens honnêtes et qui, finalement, se soucient de vous. J'irais mieux grâce à ces personnes qui m'aident sans le savoir tout simplement parce qu'elles restent elles-même. Je me doute bien que cela peut effrayer, saouler de sembler être le rempart de ma santé mentale. Mais c'est comme ça. Je ne demande pas aux gens de prendre soin de moi mais juste de m'apprécier et de rester naturelles. Savoir qu'il y a des gens qui sont là si je leur demande conseil, qui me remettent dans le droit chemin si nécessaire me soulage. Il y a bien un mot pour qualifier ce genre de sentiment mais je ne sais pas le dire et surtout il pourrait effrayer, faire fuir et ne pas être pris au sens large. Alors je m'abstiendrais. Je dirais juste "Merci" et "Pardon".

par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 février 2008

                                   

                                        Je n'avais ni patrie, ni racines, ni attaches d'aucune sorte, à part une enfance oubliée, dont les photos sonnaient faux et un ordinateur portable à connexion wifi qui me donnait l'illusion d'être relié au reste de l'univers.

Au Secours Pardon
de Frédéric Beigbeder.


Hier soir, tard dans la nuit, je me suis mise à pleurer, ce qui devient une habitude chez moi. Je me suis rendu compte alors que j'étais vraiment malheureuse de sa décision. J'ai soudainement eu l'impression d'être une camée que l'on forçait à rentrer en cure de désintox. Puis après avoir pleuré toutes les larmes de mon coeur, je me suis endormie. Le lendemain, je me suis éveillée, le soleil brillait. J'étais encore dans l'inconscience que provoque le sommeil. Je me sentais bien,trop bien, quelque chose, un petit pincement au coeur, essayait de me faire comprendre qu'aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. Et la réalité m'est tombée brutalement sur le coin de la gueule. En l'espace d'un dixième de seconde, je suis passée de la légèreté de coeur aux abysses les plus profondes du désespoir. Je me suis levée et j'ai vécu ma vie, faute de mieux.
C'est là que je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de penser. Primo, j'avais l'impression d'avoir une usine nucléaire dans la tête à deux doigts de l'explosion et secundo, parce que ça devenait réellement douloureux. Je n'aurais jamais cru qu'il était possible d'avoir si mal, si longtemps. J'ai souffert toute la journée et je souffre encore plus quand je pense que demain la douleur sera encore là. Je ne pensais pas qu'il était impossible de souffrir autant, d'avoir un noeud dans l'estomac qui se faisait sentir  à chaque pas, la gorge serrée au point que l'air avait besoin d'un pass VIP pour y pénétrer. J'ai vraiment peur qu'il ne m'adresse plus jamais la parole. Que ce soit définitif. A croire que j'ai été un erstaz de Jean Sans Peur jusqu'à présent et qu'il m'aura fallut attendre le mercredi 13 février pour connaître le mot "peur". Je sais qu'il faudrait que j'oublie mais je ne veux pas. Je refuse. Cela serait comme une abdication de ma part, comme un message qui lui dirait "eh bien je m'en fous, fais ce que tu veux, ma vie n'en changera pas." D'un, ça serait un énorme mensonge et deux, je NE VEUX PAS. Il est impossible de lâchement abandonner quelqu'un avec qui j'ai eu autant de facilité à parler. Alors j'ai décidé de deux choses: 1/ compter les jours qui passent désormais 2/ essayer d'occuper au maximum mon esprit pour ne pas trop y penser. 
C'est comme ça que je me suis retrouvée complétement subjuguée par les intrigues de The L Word et que je me suis mise en quête d'activités qui me serviraient de remparts contre moi-même. Voilà que je me retrouve avec une inscription à la bibliothèque et tellement de livres que je ne sais pas par quoi commencer. Je viens de finir Blue, un manga de Kiriko Nananan, lu quelques pages de Virgin Suicides, quelques lignes de Au Secours Pardon, le quatrième de couverture de Une Femme Séparée et rien de Une page d'Amour. Auquels doivent se rajouter le dvd de In The Mood For Love et un cd de musique sous l'époque du Roi Soleil (Louis XIV, pas Nicolas Sakozy). Et j'ai de nouveau des envies de me remettre à tricoter et d'apprendre le violon. Juste une chose, le premier qui me dit que finalement, c'est une bonne chose qu'il ne me parle plus puisque je fais plein de trucs, je lui fais gicler la cervelle.Parce que c'est faux. Dans le désespoir, on se raccroche tout et à n'importe quoi. En plus, je déteste tricoter, ça m'agace. Alors oui, je fais des trucs mais je suis réellement malheureuse et je croise les doigts pour que cette période cesse rapidement. Cependant, j'ai dit que j'attendrais six mois s'il le fallait. Je le ferais. Même si cela devient un an, deux ans, cinq ans, toute ma vie.

par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 16 février 2008
                                                                                                         
                                                                                   "J’n’ai pas eu mal, pas eu d’larmes"
                                                                                                            Class 87 La Caution

Etrangement, aujourd'hui, pas de boule à l'estomac, pas d'attaques larmoyantes, pas de pensées négatives. Peut-être parce que je n'ai pas aperçu ce clochard à la gare. Rien que de l'apercevoir et de me dire que je pourrais être comme lui, sur un banc, à trimballer un caddie de couvertures sales, à fumer des clopes et à regarder les trains passer avec mon chien (non sans le chien eeerk) me plonge dans des angoisses sans fin. Aujourd'hui, je ne l'ai pas vu. Ma vie s'est recentrée sur le monde extérieur, peut-être par besoin de guérir. Je n'oublie pas mais je suis tout simplement passée en mode [blasée]. Le cynisme est un doux cashemire contre la dépression. Tout d'abord, je me suis replongée les yeux fermés dans la lecture, ce qui faisait très longtemps et ça m'a fait énormément de bien. Bien sûr, lire Virgin Suicides ou du Beigbeder n'est peut-être pas le meilleur anti-douleur que je puisse trouver. Mais savoir qu'il y a des choses encore plus douloureuses aide. Un peu comme l'histoire des enfants qui meurent de faim (...). De toute façon, la lecture a toujours été quelque chose de réconfortant pour moi, même lorsque les histoires sont atroces et me remuent les entrailles, elles me redonnent du souffle. Ce qui ne me tue pas me rend plus forte. Moi seule sais combien j'ai souffert à la lecture de l'Assommoir, concentrée que j'étais sur la chute de Gervaise, à qui je ne cesse de me comparer. Et pourtant, ça me redonne de la vigueur.
Et puis, il y a toujours cette envie de choses nouvelles,dont l'apprentissage m'ouvrirait des portes inconnues. En l'espace de vingts minutes, je suis passée et repassée 5 fois devant cette école de musique, me gavant des notes de flûtes qui tombaient des fenêtres et des affichages, sur lesquelles je me concentrais, en me disant: "Je rentre ou pas?" J'ai toujours cette timidité maladive, qui loin de s'effacer, se développe avec l'âge, me désolant et me paralysant. A chaque fois que je m'approchais de l'entrée, je perdais contenance. Je n'ai pas réussi à pousser la porte pour me renseigner. C'est bête je sais mais c'est toujours comme ça. Je panique. Résultat, je ne sais toujours pas combien pourrait me coûter des cours de violon. Pas grave, je garde l'idée au chaud dans un coin de ma tête. Et de toute façon, j'ai décidé que je préférais apprendre le clavecin. J'ai beaucoup de tendresse pour cet instrument, que j'ai aimé aux premières notes. L'envie a enflé à cause de ce cd que j'ai emprunté. Il s'appelle La Musique du Grand Siècle / French Music in the Age of Louis XIV. C'est une compilation d'oeuvres datant de l'époque du Roi Soleil absolument sublime, rempli de morceaux interprétés par la Chapelle Royale et de magnifiques pièces de clavecin. J'ai frémi dès les premières notes de l'instrument et j'ai senti renaître en moi cet emoi que provoque le clavecin. De très jolies choses que je conseille à tous. J'ai fait une recherche et vu que des cours étaient dispensés près de ma fac.
Les choses vont en apparence mieux. Si j'arrive à sauvegarder l'apparence, c'est déjà ça. Pas eu de larmes. Je suis juste jalouse des yeux vairons des deux frères de La Caution.
par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 février 2008

J'ai un peu honte mais il faut bien que j'avoue: je n'aime pas le dernier Beigbeder. Oui, oui. Il y a bien une négation avant et après le "aime". Cela m'ennuie un peu. J'ai comme l'impression de passer dans le camp des gens qui crachent sur l'auteur. Et ça m'emmerde. Vraiment. Peut-être ai-je trop attendu avant de le lire? L'excitation d'un nouveau roman a fait place au "chouette, je vais pouvoir lire le dernier Beig". Parfois, il ne faut pas laisser retomber l'excitation car ça n'est pas toujours meilleur après. Peut-être aussi que le livre est (attention un gros mot) mauvais. Oui, mauvais, mal écrit quoi. Pas intéressant. Pourquoi Au secours Pardon me fait-il penser à un ersatz de 99 Francs, mais en très mauvais? Il faut croire que Frédéric Beigbeder est en pleine crise mystique. Car il ne cesse de parler à Dieu (ou plutôt à un de ses représentants) (ou plutôt il essaye désespérement) dans cette fiction. Aurait-il cru qu'il pouvait recommencer le miracle de 99 Francs? Déjà, j'avais été surprise que le héros soit Octave Parango. Pour moi, il était évident qu'Octave mourrait en prison, des suites d'une tuberculose foudroyante. Pourquoi Beigbeder a-t-il ressuscité son pseudo-double? Ocatve est passé du héros tragique au guignol de service qui fait chier le monde en refusant de crever. Octave est passé d'un succès à un échec. Octave est passé d'empereur à paysan. Bref. J'aimais beaucoup le prénom d'Octave. J'ai dit "j'aimais". Notez l'utilisation du passé. En plus, j'avais eu un mauvais sentiment sur ce livre. A cause de la couverture.
Je la déteste. Je la trouve monstrueusement hideuse. Passons.
J'en suis à la moitié du livre et je me suis même demandé si j'allais le finir tellement il m'ennuyait. C'est dire. Lorsque l'on me demande quels sont mes auteurs favoris, j'en cité toujours trois: J.K Rowling, Beigbeder et Zola. Donc mes paroles ne sont pas à prendre à la légère. Mais je vais continuer.
Je me rends compte qu'il est beaucoup plus facile de détester Frédéric Beigbeder que de l'apprécier. Quand vous dites "Je hais Beigbeder", les gens vous répondent "Ah." ou "Moi aussi." Alors que si vous dites "J'adore Beigbeder", regardez les complications qui pointent le bout du nez: "Mais il est trop con!" "Comment tu peux aimer ce mec?" "Rien à voir avec de la littérature!" etc etc etc. Bien sûr, attaquée dans mon amour-propre, je me sens toujours obligée de répliquer. Alors je vais faire l'effort de continuer son livre à cause de tous les autres (livres) (avis négatifs). Je marquerai juste sur son bulletin "manque d'implication".
Sinon, tout va bien dans le meilleur des mondes.


Edit:  (Piaf hin hin hin...)Je viens de finir Au Secours Pardon et j'en garderai un souvenir impérissable: le souvenir que c'est un mauvais livre. Beigbeder a fabriqué un patchwork mal cousu et tâché avec des morceaux de Partouz (de Yann Moix), de Lolita (de Nabokov), de 99 Francs (de lui-même) et de la Bible.
par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 2 mars 2008
undefined

undefined

undefined

undefined


undefined

par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 4 mars 2008

   On dit beaucoup de choses de moi. Que je suis susceptible. Que je suis chieuse. Que je suis folle. Que je suis intelligente (nan, ça c'est pas vrai, c'est juste pour me lancer des fleurs). Et que je suis fataliste. Et ça, ça ne me plaît pas. Je ne suis pas du tout d'accord. Je crois être plus optimiste que la majorité des gens. Je suis optimiste +1. Je suis même utopiste parfois et je crois très fort aux miracles. Cela paraît idiot mais si on ne croit pas aux miracles, il ne reste plus que la corde. Je présente les choses de façon positive mais aussi négative. Et j'insiste souvent sur le côté négatif parce que les gens ont tendance à l'occulter. Quand on présente une situation, il faut voir les deux côtés. Si vous ne voyez que le côté négatif, vous aurez tendance à laisser tomber et à rater une belle chose. Mais si vous ne présentez que le côté positif, vous serez déçu si la situation tourne mal. Ce n'est pas du fatalisme, c'est de la prudence. A chaque fois que je parle de quelque chose qui pourrait mal tourner ou bien se passer, j'entends "Mais que tu es fataliste!". Tout ça pour avoir eu la présence d'esprit de mesurer les risques, d'analyser la situation pour en connaître par avance les conséquences. J'anticipe. Les gens qui ne sont qu'optimistes sont des inconscients. Je voudrais, juste une fois, entendre "Tu as raison. Cela pourrait ne pas fonctionner." Là, je serais contente qu'une personne admette que le monde n'est pas un remake de Candide et que l'on ne peut pas décemment survivre à coup de "Tout va bien dans le meilleur des mondes" ou "Tout est bien qui finit bien". Après, je peux passer mon temps en mode [optimiste +1]. 
   Depuis quelques jours, j'ai enfin trouvé (ou presque) ce que j'allais faire de ma vie. Si tout se passe bien (oui, je sais, je suis fataliste! Gnagnagna.) Je sais déjà qu'il me faut un métier entre Droit & Art, le droit étant mon côté raisonnable et l'Art, parce que j'en ai besoin. Il y a l'éternel métier de Commissaire-Priseur mais quand je vois ce qui m'attend, ça m'effraie. 

Une licence de Droit de 3 ans + 3 ans à L'Ecole du Louvre + 2 ans de stage + la galère pour se faire embaucher  = angoisse totale qui opresse ma tête. 

J'ai bien trouvé un raccourci en la présence de cette bi-licence Droit/Histoire de l'Art & Archéologie (un bon raccourci de 3 ans donc). Le problème se pose là. Voilà une équation à résoudre: 

Filière élitiste + 70 places seulement + une seule fac à proposer cette filière et à Paris en plus (ça aurait été à Pétaouchnok...) + mon dossier scolaire naze = grosse galère en perspective et obligation de croire aux miracles. 

Vous me suivez? Je VEUX rentrer dans cette filière. Je ne vais pas vous faire une lettre de motivation (mais à la fac si). On peut intégrer deux nouvelles inconnues dans l'équation: 

lettre de motivation honnête et suppliante + lettre de recommandation d'un de mes profs d'Histoire de l'Art (si j'arrive à l'obtenir)

Vous comprenez maintenant pourquoi il faut croire aux miracles, qu'il faut être optimiste+1? N'allez donc pas dire que je suis fataliste. C'est que notre survie en dépend. Bon, MA survie. Bon, je ne vais pas mourir si je ne suis pas prise mais je serais très très TRES triste. J'espère ne pas me tromper avec toutes ces équations. Peut-être que le résultat sera zéro ou alors qu'elles sont impossibles à résoudre. Après tout, j'ai toujours été nulle en maths.
par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mercredi 5 mars 2008

Voilà un post pour ne rien dire. Ou plutôt pour tout dire. Dire n'importe quoi et tout ce qui me passe par la tête pour éteindre le flux de pensée. Je vous préviens, je vais vomir des mots. J'ai appelé ce texte En Vrak parce que en ce moment, je suis en mode [Cédric Klapish] et que la BO des Poupées Russes tourne en boucle dans mes oreilles. En Vrak, c'est le nom d'un des morceaux. Et c'est aussi une expression qu'utilise souvent Romains Duris/Xavier pour décrire sa vie dans le dyptique Auberge Espagnole/Poupées Russes. Non pas que je me compare à Xavier (qui me fait penser à J.) mais parfois, je me dis que ma vie aussi est un énorme bordel. Encore que ma vie, en fait, ça va. Et surtout dans ma tête que c'est le souk. C'est marrant que les plus jolis mots que je connaisse soient utilisés pour décrire un état pas rangé: bordel, capharnaüm, souk, bazar. Peut-être sont-ils beaux car ils sont exotiques? Capharnaüm, j'adore. J'aime beaucoup ses deux petits points sur le U, on a l'impression de voir une couronne. Souk, j'aime bien aussi mis à part le fait que quand j'entends ce terme, je pense à une chèvre. Sûrement parce que ça ressemble à bouc. Bouc, souk. Bazar me rappelle un parfum Christian Lacroix, à la différence que ça s'écrivait Bazaar, ce qui est nettement plus joli. Et bordel, j'adore aussi. C'est vulgaire comme tout mais ça fait naître dans ma tête des images de jolies poupées, de tentures de velours rouges et paf! je pense au mot Burlesque. J'aime bien ce mot. Je ne sais pas ce qu'il veut dire et il faudra que je songe à regarder dans le dictionnaire. A la base de cet article, je voulais parler de mon blog. J'ai enlevé des parties cet après-midi et rajouté d'autres modules. Je ne cesse de penser à ça: dois-je faire des catégories d'articles? J'aimerais bien mais pour l'instant je n'ai point d'idée de catégories car je n'arrive pas à trouver de fil conducteur entre mes différents textes. Sinon, je ne serais pas en train de parler de bazar, capharnaüm ou En Vrak. J'aimerais faire des listes ici, des listes des livres que j'ai lu, de films que j'aime, de choses qu'il faut que je fasse, des listes de photos de pin-up (je voudrais faire la pin-up du mois ici comme si on était sur un blog de camionneur),...Le problème, c'est que j'ai toujours ces maudites règles qui m'étouffent. Comme quand j'écris. Je me dis à chaque fois, il faut écrire plus régulièrement, de cette façon, non pas comme ça. Alors qu'en écriture, je le sais, il n'y a pas de règles mais que voulez-vous, j'ai du mal à appliquer cet adage. Je me force pourtant. Je suis bordélique mais ultra-maniaque dans ma tête. C'est pour ça que j'aime faire des listes. Je l'avais d'ailleurs dit à un de mes profs Madame D. qui m'a répliqué "Ah bon? Dans ce cas, je t'aurais donné celles des autres à faire". Oui, parce que c'était pour le bac, on avait des listes à faire avec les oeuvres que l'on présentait pour l'oral d'Arts Appliqués et on devait faire des fils entre certaines oeuvres. J'avais trouvé "Le Mouvement", ça je m'en rappelle. Et apparemment les listes de certains élèves n'étaient pas top. Moi j'aime tellement ça, qu'en 5 minutes, c'était fait. Alors que les autres ont mis des plombes à la pondre. Oulà, ma ponctuation devient de plus en plus chaotique mais c'est logique, puisque je vomis mes mots. C'est incontrôlable. Donc, je ne sais plus ce que je voulais dire mais ce n'est pas grave. Si j'ai oublié, c'est que ça ne devait pas être important.
par Jessica
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Compteur

Vous êtes  1  visiteurs(s) sur ce blog. Bienvenue à eux!
1

Ils sont passés par ici...

Carte d'identité

Catégories

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus